Placements: on fait quoi en 2016 ? Retour

en plein dans le mille

Alors que l’année 2015 se termine dans quelques jours nombreux sont ceux qui m’interrogent pour 2016: que faire ? quels placements privilégier ? quelles classes d’actifs sont les mieux orientées ? A défaut de savoir lire l’avenir dans une boule de cristal ou dans le marc de café vous trouverez dans cet article quelques pistes de réflexion pour orienter correctement vos placements en 2016.

Assurance-vie en Euros: une révolution est en marche

La fin inéluctable des fonds en Euros classiques

Si vous êtes un lecteur régulier de ce blog vous avez sans doute lu notre note de recherche publiée en juilet dernier et qui était consacrée à l’avenir des fonds en Euros. Si ça n’est pas le cas vous la trouverez ici >>> « Quel avenir pour les fonds en Euros »

En résumé ce rapport expliquait que les fonds en Euros « classiques », investis presque exclusivement en obligations (83 % en moyenne), voient leur moteur de performance (les obligations donc) se gripper: l’emprunt d’Etat émis par la France à 10 ans rapporte ce jour (21/12/2015) à peine plus de 0,8 % / an, soit tout juste de quoi couvrir les frais de gestion d’un fonds en Euros. Et les emprunts émis par des entreprises bien notées sont à peine plus rémunérateurs. La conséquence de ce faible rendement sur les nouvelles obligations achetées par les assureurs dans leurs fonds en Euros classiques est simple: ces fonds en Euros sont condamnés à plus rien rapport à une échéance assez courte, et ils ne peuvent donc plus être vus comme une solution « passe partout » pour tous les projets.

Le triomphe des fonds en Euros de nouvelle génération

Là encore si vous suivez régulièrement ce blog vous avez pu lire, courant 2014, une série d’article dédiée aux fonds en Euros dits de « nouvelle génération ». Pour les relire il vous suffit de cliquer sur la liste suivante, qui reprend les 4 grands types de fonds en Euros de nouvelle génération: fonds en Euros dynamiques, fonds en Euros immobiliers, fonds en Euros opportunites, fonds Euro-Croissance.

Comme les fonds en Euros classiques ces fonds en Euros disposent bien d’une garantie en capital mais optent pour des moteurs de performances autres que le moteur obligataire. Les perspectives de performance sont donc bien meilleures dans une optique de moyen / long terme. Déjà en 2014 ces fonds en Euros trustaient les meilleurs places (8 des 10 fonds en Euros les plus performants du marché en 2014 étaient des fonds en Euros de nouvelle génération >>> revoir notre classement), et il sera sans doute de même pour les années à venir.

Vous l’avez compris si vous souhaitez investir une partie de votre capital sur un support garanti en capital c’est bien vers un fonds en Euros de nouvelle génération qu’il faut vous tourner. Oubliez votre vieux fonds en Euros « classique », même s’il a été bon jusqu’à présent, il est condamné.

 

Actions, obligations, matières premières: vers quelles classes d’actifs financières se tourner ?

Obligations: une classe d’actifs devenue risquée

Comme expliqué ci-avant dans le raisonnement qui explique pourquoi les fonds en Euros classiques sont condamnés, les obligations ne rapportent actuellement plus grand chose. Et je vais même aller plus loin: leur rendement est devenu trop faible pour rémunérer correctement le risque pris par l’investisseur, qui est de ne pas être remboursé si l’emprunteur fait défaut. Bien sur des exceptions existent mais il me semble que, dans la majorité des cas, la classe d’actifs obligataire n’est désormais plus attractive.

Actions: des valorisation qui restent raisonnables

Les marchés actions restent toujours aussi difficiles à prévoir. Il me semble toutefois que les valorisation restent correctes, notamment en Europe, et que les grands entreprises cotées se portent relativement bien. Cette classe d’actifs reste donc pour moi une bonne option dans une optique de long terme.

Matières premières: classe d’actifs en souffrance

Le prix des principales matières premières est en forte baisse ces dernières années. Et une remontée ne semble pas à l’ordre du jour à court terme. Comme toujours cette classe d’actifs, par nature très dynamique, est plutot à conseiller à des investisseurs de long terme qui souhaitent diversifier une petite partie de leurs avoirs. Pour 2016 ça semble un pari très risqué et il y a sans doute mieux à faire ailleurs.

 

Immobilier: des SCPI toujours au top, la concurrence des OPCI s’affirme

Immobilier d’habitation: je n’y crois toujours pas

Après une décennie 2000-2010 lors de laquelle les prix se sont envolés depuis les prix de l’immobilier d’habitation patinent, voir baissent. En 2015, et alors même que les taux des crédits immobiliers n’avaient jamais été aussi bas nous n’avons pas du vu de réelle reprise, que ce soit au niveau des prix ou des volumes de transactions. Qu’en sera t’il lorsque les taux remonteront ? Avec un chômage au plus haut et des prix encore trop élevés je reste pour ma part éloigné de l’immobilier d’habitation. Sauf bien sur pour se loger sois-même et ne plus payer de loyer.

Immobilier d’entreprise: oui, mais plutôt via des SCPI

L’immobilier d’entreprise suit lui un cycle bien différent de l’immobilier d’habitation. Ses niveaux de prix sont bien plus raisonnables et par conséquent les rendements locatifs sont plus attractifs. Cette classe d’actifs reste pour moi une bonne option dans une optique de générer des revenus à long terme, mais plutôt en passant par des SCPI bien diversifiées qui devraient afficher des rendements compris entre 4,5 et 5 % pour 2016. Il faut noter que si les rendements des SCPI affichés en pourcentage sont en légère baisse depuis quelques années c’est principalement lié au fait que les prix de parts progressent tandis que les loyers ont tendance à stagner. Ainsi les revenus en Euros restent relativement stables, alors qu’ils baissent en « pourcent » lorsqu’on les rapporte à un prix de part en hausse régulière. C’est donc plutôt positif pour les investisseurs qui ont acheté des parts de SCPI il y a quelques années qui perçoivent un revenu régulier et voient par ailleurs la valeur de leurs parts s’apprécier.

OPCI: le nouveau challenger ?

Depuis 2014 le flux d’investissement sur des OPCI grand public s’envole. Plus souples et plus diversifiés que les SCPI, plus liquides aussi et donc plus appréciés des assureurs, l’OPCI devrait s’imposer dans les contrats d’assurance-vie dans les années à venir.

Plus d’informations sur les OPCI.

 

Bilan: alors on fait quoi en 2016 ?

Pour 2016, et les années suivantes, répartir son patrimoine entre fonds en Euros de nouvelle génération, actions et SCPI / OPCI semble être une bonne option. Le poids de chacune de ces classes d’actifs dépendra bien entendu de votre profil d’investisseur, de votre degré d’aversion au risque et du temps dont vous disposez pour atteindre vos objectifs patrimoniaux.

Comme toujours prendre conseil auprès d’un professionnel de la gestion de patrimoine semble indispensable pour ne pas commettre d’impair.

Rendez-vous en fin d’année pour voir si j’ai eu raison ou pas 😉

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