Oubliez tous vos à priori sur la rente viagère: APREP Rente Universelle est un produit formidable Retour

une ampoule lumineuse

Oui le titre est un peu pompeux mais je l’assume volontiers 😉 La rente viagère est aujourd’hui complètement boudée en France car pendant des décennies les investisseurs ont pu compter sur un système de retraite par répartition particulièrement généreux et parce qu’elle était mise en concurrence, à tort, nous verrons ensuite pourquoi, avec l’assurance-vie en Euros jugée plus intéressante.  Mais les assureurs qui proposent des contrats de rente viagère ne sont pas restés les bras croisés et aujourd’hui un produit retient particulièrement mon attention: APREP Rente Universelle du groupe AG2R La Mondiale. Voyons ensemble pourquoi vos à priori sur la rente viagère sont aujourd’hui obsolètes. Maintenant que tout le monde est bien conscient que notre système de retraite est à l’agonie je suis prêt à prendre le pari que la rente viagère va enfin décoller.

Rappel du fonctionnement de la rente viagère:

Le principe de la rente viagère est simple: vous confiez un capital à une compagnie d’assurance et en contrepartie celle-ci vous garanti un revenu régulier, à vie. La rente est fonction du capital versé et de l’espérance de vie de l’assuré (donc de son âge).

Avantages:

  • des revenus garantis à vie (pas de risque d’épuiser son capital et de se retrouver sans ressources)
  • les revenus sont revalorisés chaque année (pas de perte de pouvoir d’achat)

Inconvénient:

  • pas de possibilités de récupérer son capital, que ce soit de son vivant ou en cas de décès

Heureusement certains assureurs ont su faire évoluer ce produit et aujourd’hui il est possible de faire beaucoup de chose avec une rente viagère.

 

Avec la garantie décès vous n’avez plus aucun risque de voir votre capital perdu

La crainte numéro 1 qu’ont les particuliers quand je leur propose un contrat de rente viagère c’est que leur capital soit perdu en cas décès précoce. En effet une fois la rente déclenchée, et si vous avez optez pour une rente dite « simple », à votre décès l’assureur est relevé de ses obligations de paiement. Si vous avez vécu moins longtemps que la moyenne des Français alors l’assureur est « gagnant », et si vous avez vécu plus longtemps que la moyenne il est « perdant ».

Mais il est toutefois possible de résoudre cet inconvénient en optant pour une option nommée « garantie décès » qui prévoit qu’en cas de décès les bénéficiaires que vous désignez perçoivent la différence entre le capital que vous avez versé à l’assureur et ce qu’il vous a déjà versé. Prenons un exemple pour illustrer cela: vous convertissez 100 000 € net de capital en rente viagère avec une option garantie décès. Au moment de votre décès vous avez perçu 40 000 € de rente. Les bénéficiaires que vous avez désigné vont recevoir 60 000 € (100 000 € versés – 40 000 € déjà perçus en rente = 60 000 € restant à distribuer).

Vous voyez donc que cette option toute simple permet de palier à l’inconvénient majeur de la rente: il n’est plus possible de perdre son capital.

 

Avec la réversion à 100 % de votre rente au conjoint vous protégez votre famille

Il est aussi possible de faire en sorte avec l’option « réversion » que la personne de votre choix, généralement votre conjoint, perçoive la rente à votre place en cas de décès. Ainsi votre conjoint ne se retrouve pas dans le besoin même si vous veniez à décéder en premier et il percevrait alors votre rente jusqu’à son propre décès.

 

Garantie décès + réversion à 100 % = le beurre et l’argent du beurre

Prenons un exemple concret du montage que j’utilise le plus régulièrement à savoir une rente avec garantie décès + réversion à 100 % au conjoint (car ces deux options sont cumulables).

Monsieur et Madame RENTE ont 65 ans tous les deux. Ils souhaitent transformer un capital de 100 000 € en rente viagère au profit de Monsieur, réversible à 100 % à Madame et optent également pour la garantie décès. A 65 ans l’espérance de vie d’un homme est de 89 ans, et pour une femme elle est de 93 ans. Monsieur et Madame RENTE ont donc besoin de se garantir des revenus sur du très long terme, pour les 25 ou 30 années à venir.

Sur la base d’un calcul effectué le 27 mai 2014 sur le tarificateur du contrat APREP Rente Universelle j’obtiens un montant de rente annuelle minimum garantie de 3 584,68 €.

Cette rente sera bien évidemment revalorisée tous les ans (en 2013 les rentes ont été revalorisées de 2,25 % par exemple), ce qui permet de ne pas subir l’inflation.

 

En cas de décès de Monsieur RENTE il est donc prévu que Madame RENTE perçoive la rente viagère à sa place jusqu’à son propre décès et en plus celle-ci pourrait toucher un capital si la garantie décès venait à entrer en jeu, c’est à dire si Monsieur RENTE décédait avant d’avoir perçu 100 % du capital net qu’il a versé. Le cumul de ces deux options permet donc une véritable stratégie de protection familiale.

 

D’autres options à envisager selon les situations

En dehors de ces deux options particulièrement attractives d’autres existent et qui peuvent répondre à différents cas de figure, comme par exemple une garantie dépendance, qui permet d’obtenir un doublement de la rente versée par l’assureur en cas de dépendance totale ou encore la majoration / minoration de la rente qui permet de bénéficier d’une rente majorée ou minorée pendant une période donnée (avec ajustement en proportion pour les années à venir bien entendu).

Bref tous les cas de figure sont maintenant envisageables.

Une fiscalité avantageuse:

A 65 ans la part des revenus de rente à intégrer dans l’assiette d’imposition de l’impôt sur le revenu est de 40 %. 60 % de la rente perçue échappe donc à l’imposition.

Si le capital transformé en rente est issu d’un PEP ou d’un PEA qui a plus de 8 ans alors la rente est totalement exonérée d’impôt sur le revenu.

 

La rente viagère un produit intéressant et complémentaire de l’assurance-vie

Quand je propose la rente viagère à un de mes client son premier réflexe est de me dire qu’il préfère l’assurance-vie car finalement il pourra obtenir un rendement sur son fonds en Euros comparable au taux de conversion en rente que je lui propose (3,58 % dans mon exemple) et qu’au moins il conserve son capital de disponible et qu’il pourra le transférer à ses proches s’il ne consomme que les plus-values.

Ce raisonnement est archi-faux !!!

  • dans mon exemple de rente viagère l’assureur GARANTI un taux de rente de 3,58 % minimum à vie. Qui peut dire combien rapportera un contrat d’assurance-vie en Euros dans 3, 5 ou 10 ans ? (le rendement moyen en 2013 a été de seulement de 2,8 %, et les taux ne cessent de baisser depuis des décennies)
  • la rente viagère sera revalorisée chaque année, alors qu’avec des rachats partiels programmés en assurance-vie, même en supposant que le rendement ne baisse pas, le revenu restera identique. Or ne pas revaloriser sur 25 ou 30 ans (cf. mon calcul d’espérance de vie à 65 ans) c’est voir son revenu réel net d’inflation être amputé de manière dramatique. Il faudra donc soit accepter de réduire son train de vie (pas forcément évident quand on avance en age et que l’on a potentiellement besoin d’une aide à domicile voir d’être placé en maison de retraite) soit piocher dans le capital. Mais que se passera t’il quand le capital placé en assurance-vie aura été épuisé ???

Bref pour moi il ne faut pas opposer ces deux produits d’investissement mais plutôt les voir comme complémentaires:

  • l’assurance-vie permet de conserver un capital disponible en cas de besoin
  • la rente viagère permet elle de se garantir un revenu minimum versé à vie

On en revient donc toujours à la règle numéro un de la gestion de patrimoine: DIVERSIFIER !

 

Commentaires

1. Jean - 4 septembre 2014
Bonjour,

Article intéressant pour découvrir un produits méconnu .Pourriez-vous préciser le fonctionnement exact , avec tous les frais et chiffres.Notamment comment est calculé le taux de revalorisation ? Car là , on s'engage sur 25 ans à 3,58% ... Alors que le taux de l'AV peut très bien augmenter...
2. Benjamin CLAVEL - 4 septembre 2014
Bonjour,
pour répondre à votre question la revalorisation est fonction de la performance de l'actif général de la compagnie.
3. Jean - 5 septembre 2014
Merci pour votre réponse. Toutefois le système de rémunération est peu clair . Je comprends le taux de conversion, mais par contre de combien sera revalorisée la rente chaque année ? D'autre part j'ai lu qu'il serait plus avantageux sur le long terme de ne pas opter pour le taux technique : pouvez-vous confirmer ?
Merci
Cdt
4. Benjamin CLAVEL - 5 septembre 2014
La rente est revalorisée annuellement avec un taux égal au taux de participation aux bénéfices brut (3,75% par exemple) diminué du taux technique de la rente.
Le taux de revalorisation est de :
Pendant 8 ans : 3,75% - 1,50% = 2,25% (car taux technique 1,5 %)
Ensuite : 3,75% - 1,25% = 2,50% (car taux technique 1,25 %)

Concernant l'utilisation d'un taux technique: il est effectivement plus favorable à long terme de ne pas en avoir puisque la revalorisation est plus forte chaque année. Mais avoir un taux technique permet de bénéficier d'une rente supérieure au départ...
5. Jean - 5 septembre 2014
Merci de votre explication . Je pense qu'il convient de rentrer dans les détails pour comparer avec l'AV , car même en imaginant que l'assureur perde son pari sur la date de notre mort et que nous vivions plus longtemps, il n'est pas dit que l'assurance-vie soit perdante vis à vis de la rente . Ce serait intéressant de trouver la formule mathématique pour une comparaison plus approfondie...
6. Benjamin CLAVEL - 6 septembre 2014
Pour moi le point essentiel est le suivant:
-avec la rente je suis CERTAIN de toucher des revenus d'un revenu garanti, à vie
-avec l'assurance-vie, mon capital est disponible mais j'ai tout consommé avec mon décès je n'ai plus rien

On est joueur, ou on ne l'est pas ;-)

Il ne faut pas rêver le rendement des fonds ne va pas cesser de diminuer avant longtemps: l'emprunt d'Etat à 10 ans rapporte environ 1,35 % à ce jour >>> pensez-vous qu'un assureur puisse faire des miracles avec ça ? Non. Donc prendre le risque de longévité devient de plus en plus dangereux.
Ne vaut-il pas mieux laisser un assureur porter ce risque, au moins sur une partie de votre capital ? (car il ne faut pas tout placer en rente, mais panacher entre rente et assurance-vie).

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