Quelles solutions pour une épargne à court terme dans un monde à taux zéro ? Retour

casser sa tirelire

Vous avez des capitaux à placer pour une durée inférieure à 2 ans ? Sur une période aussi courte pas question de prendre de risque. Seules des solutions vous garantissant une totale garantie du capital, mais également une totale disponibilité de celui-ci sans contrainte, peuvent être envisagées. Quels supports sont donc les plus adaptés pour répondre à ce cahier des charges dans un monde à « taux zéro » (voire même à taux négatifs) ? Faisons un peu le tri dans les livrets bancaires, réglementés ou non.

Livret A et LDD: les solutions « naturelles »

Non-fiscalisés, disponibles à tout instant et bénéficiant d’une rémunération certes faible mais pourtant attractive, le Livret A et le LDD (Livret de Développement Durable) restent les solutions naturelles pour épargner à court terme. Ils répondent parfaitement au cahier des charges, ni plus ni moins.

Certes le montant d’épargne que l’on peut verser est plafonné (22 950 € pour le Livret A / 12 000 € pour le LDD) mais ces plafonds restent suffisamment élevés pour répondre à la majorité des problématiques d’épargne de court terme.

Le rendement parait faible à 0,75 % net, mais il ne faut pas oublier que, dans le contexte actuel de taux d’intérêts négatifs (par exemple la France emprunte à 2 ans à -0,57 % ce mercredi 14 septembre 2016) et d’inflation nulle, disposer d’un rendement de 0,75 % sur un compte garanti en capital et disponible à tout instant est plutôt inespéré !

 

Autre avantage de ces deux livrets, la formule utilisée pour le calcul du rendement de ces 2 livrets protège les épargnants contre l’inflation. Par ailleurs le taux de rendement de ces livrets étant au final déterminé par le gouvernement, il est souvent « boosté » artificiellement pour des raisons politiques. Par exemple, si la formule avait été appliquée au 1er aout 2016 le taux du Livret A et du LDD aurait du baisser à 0,50 % mais il a été maintenu à 0,75 %. Tant mieux pour les épargnants.

 

Livret Jeune / LEP: à utiliser SI VOUS Y AVEZ DROIT

Soumis à un plafond de ressources, le LEP (Livret Epargne Populaire) fonctionne de la même manière que le Livret A et le LDD, à savoir que le capital est garanti, le rendement est net d’impôts et de prélèvements sociaux, et que les sommes sont disponibles à tout moment. Le taux de rendement est lui un peu plus élevé puisqu’il est toujours calculé sur le rendement du Livret A + 0,50 % soit 1,25 % actuellement. En revanche son plafond est moindre: le maximum de versement est de 7700 €.

Le Livret Jeune est lui réservé aux personnes de 12 à 25 ans. Le plafond de versement est de seulement 1600 €. Son rendement, net d’impôts et de prélèvements sociaux, est d’au minimum 0,75 % (les banques étant libres de le fixer à un taux supérieur).

 

CEL: pourquoi pas…

Le CEL (Compte Epargne Logement) est lui rémunéré à 0,50 % (net d’impôts et de prélèvements sociaux). On ne peut pas y verser plus de 15 300 €. Le rendement étant moins bon que celui du Livret A et du LDD il est le plus souvent utilisé par des épargnants ayant déjà atteint le plafond sur ceux-ci. Mais le CEL dispose aussi d’un autre atout: il est possible d’obtenir, sous conditions, une prime d’Etat de 1 144 € au maximum mais aussi un prêt immobilier (pour achat, construction ou travaux) d’un montant maximal de 23 000 €.

 

PEL: attention au piège

Avec son taux à 1 % garanti pendant 10 ans (net d’impôts mais brut de prélèvements sociaux) le PEL attire les foules. A mon sens, et comme je l’avais déjà expliqué dans un précédent article, le PEL n’est pourtant pas intéressant et notamment pour de l’épargne de court terme.

Pour rappel le PEL a 2 inconvénients majeurs pour de l’épargne de court terme:

  • tout retrait avant 4 ans entraine la clôture définitive du PEL: on ne peut donc pas faire d’allers-retours
  • en cas de fermeture du PEL avant 4 ans des pénalités sont prévues :
    • si le PEL a moins de 2 ans, les intérêts sont recalculés au taux du CEL en vigueur à la date de clôture. Les droits à prêt et à prime sont perdus.
    • si le PEL a entre 2 et 3 ans, le rendement du PEL n’est pas impacté mais les droits à prêt et à prime sont perdus
    • si le PEL a entre 3 et 4 ans, le rendement du PEL n’est pas impacté mais les droits à prêt et à prime sont diminués (mais pas totalement perdus)

Le PEL n’est donc pas du tout adapté pour placer un capital à court terme.

 

Les offres des livrets boostés: oui pour quelques mois

Si votre placement est pour une période très courte, de quelques mois seulement, alors opter pour un livret boosté, c’est à dire un livret bancaire vous offrant un taux de rendement « bonus » pendant une courte durée, peut être une solution tout à fait valable.

Par exemple en ce moment nous pouvons proposer à nos clients, via notre partenaire GE Money Bank, un taux boosté de 3 % brut pendant 3 mois pour un maximum de 75 000 € (évidemment il est possible pour un couple d’ouvrir 2 livrets à 75 000 € et donc de placer jusqu’à 150 000 €). Au delà le taux actuel est de 0,80 % brut.

Bien sur ça n’est pas avec ça qu’on fera fortune, mais ça permet de faire mieux que le livret A, même en tenant compte de la fiscalité. En revanche plus la durée du placement s’allonge et moins cette solution est attractive. A réserver donc des projets d’épargne de très court terme.

 

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